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Selon l’IUT, l’institut international des télécommunications,
la barre des cinq milliards d’utilisateurs de mobiles sera
franchie en 2010.

Le graphique ci-dessus extrait d’un rapport de l’IUT illustre
la progression très rapide de l’usage du mobile à l’échelle
mondiale, il montre également la progression continue, quoique
plus lente du nombre d’internautes.
Ce graphique établit enfin un constat intéressant et peu connu
qui est que le nombre d’internautes mobiles a d’ores et déjà
dépassé celui des internautes « fixes », le croisement des courbes
étant intervenu en 2008.
Ce fait fait illustre bien l’importance croissante du mobile
dans le développement futur d’internet, ce qui aiguise l’intérêt
de nombreux industriels.
Google par exemple, à l’occasion du récent Mobile World
Congress, déclarait que les smarthones (ou ordiphones suivant la
commission de terminologie) dépasseront les ventes de PC dans les
cinq ans à venir. Eric Schmidt, le PDG de l’entreprise
ajoutait vouloir mettre le « mobile first », c'est-à-dire
privilégier le développement d’applications mobiles avant de
considérer une version « fixe » de chaque nouvelle application.
Dans les pays développés, la pénétration des smartphones se
développe en effet rapidement, aidée en cela par le succès de
l’iPhone qui ne se dément pas. Ce mobile est à lui seul
responsable de plus de 80 % de la consommation de bande passante
des différents terminaux du marché.
Depuis la sortie du premier iPhone en 2007, la plupart des
acteurs de ce marché ont révisé leur stratégie : Nokia, Google,
RIM, Microsoft entre autres ayant emboîté le pas à Apple et
travaillant d’arrache-pied à renouveler leur offre comme
l’illustre l’annonce de Windows Phone Series 7 par Microsoft, à
l’occasion du Mobile World Congress le mois dernier.
La conséquence de cet engouement pour les smartphones se
matérialise dans la prolifération des applications spécifiquement
écrites pour les mobiles. Ces applications transforment
progressivement les habitudes d’utilisation et font du portable un
outil de plus en plus important, tant sur un plan personnel que
professionnel.
Le mobile devient ainsi un nouveau terrain d’affrontement sur
lequel les positions sont à conquérir.
Cette lutte est perceptible par exemple dans la multiplication
des navigateurs retaillés pour les mobiles : on trouve ainsi le
navigateur Opera dont les parts de marché sont plus importantes
sur mobile que sur PC, le navigateur de Google installé dans sa
plateforme Android, celui d’Apple présent dans l’iPhone, mais
également une version à venir en provenance de Mozilla (à
l’origine de Firefox), sans oublier une version d’Internet
Explorer de Microsoft pour sa plateforme Windows Phone.
L’importance croissante du mobile pour accéder à Internet fait
également de celui-ci un nouvel edorado pour les publicitaires. Du
fait de la présence de puces GPS dans les smartphones, il est de
plus en plus facile de « géolocaliser » l’utilisateur et donc de
lui servir un contenu qui prenne en compte son emplacement.
Lors de l’annonce de son prochain mobile, Microsoft montrait
comment le fait d’entrer un mot clé comme « sushi » dans le moteur
de recherche affichait automatiquement une liste de restaurants
servant ce type de mets, classés par ordre de distance croissante.
Les usages du smartphones n’en finissent pas de se multiplier.
Il est utilisé pour se connecter à son réseau social favori, pour
« chatter », pour jouer, pour se déplacer à pied comme en voiture,
pour regarder des vidéos ou la télévision mobile.
Sur un plan professionnel, il est utilisé pour rester en
contact avec l’entreprise au moyen du courrier électronique ou de
la communication instantanée. Il dispose de sa propre déclinaison
d’Office et permet d’accéder à des librairies SharePoint pour
collaborer en situation de mobilité.
Le succès des smartphones a pour conséquence que les réseaux de
données mobiles nécessaires à l’acheminement de ce trafic se
trouvent soudain sous dimensionnés. De nombreux observateurs
pointent le risque d’un engorgement des réseaux 3G ce qui entraîne
une accélération des investissements dans la 4G destinés à
accroître significativement la bande passante disponible.
Le mobile devient donc un outil universel qui entre
potentiellement en concurrence avec l’autre portable, c'est-à-dire
l’ordinateur mobile ou le netbook.
Même si le mobile ne pourra sans doute jamais remplacer un PC
du fait de sa taille d’écran ou de sa puissance embarquée, il
dispose au contraire de ce dernier d’une caractéristique majeure
qui est sa mobilité et son caractère éminemment personnel.
Nous assistons ainsi à la métamorphose du mobile qui se
transforme de plus en plus en un second PC compagnon du premier.
Pour les pays dits émergents, le mobile représente le premier
vecteur de l’accès aux TIC, loin devant le PC. De ce fait, cet
outil est de plus en plus utilisé non seulement pour communiquer
mais également pour de nouvelles applications touchant au domaine
de la santé ou de la banque.
Les médecins utilisent par exemple le portable pour transmettre
par SMS les rappels de rendez-vous ainsi que des aides écrites
dans le cas de prescriptions complexes. Sachant qu’il y a plus
d’individus qui possèdent un mobile qu’un compte en banque, les
institutions financières cherchent à développer de nouveaux
instruments adaptés à cet outil.
Conscients de l’importance du phénomène, de nombreux acteurs
cherchent à développer des offres adaptées à ce marché qui
prendront la forme de smartphones d’entrée de gamme, à la fois
plus abordables financièrement et plus faciles d’utilisation.
Le mobile est donc appelé à jouer à un rôle de plus important,
en complément du PC fixe dans les pays développés ou bien en tant
qu’outil unique de communication et d’accès à l’Internet dans les
pays émergents.
Rapport de l'UIT :
http://www.itu.int/ITU-D/ict/material/Telecom09_flyer.pdf
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