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Ce rapport, le huitième du type, consolide les données en
provenance de près d’un demi-milliard de machines sur la planète.
Les PC analysés sont dotés d’outils qui peuvent différer
(defender, MSE, malicious software removal tools) suivant la
version de Windows utilisée (Windows XP, Vista ou Windows 7) mais
ont pour caractéristique commune de remonter des informations
relatives à la sécurité.
Professionnalisation du cybercrime
La première constatation de ce rapport pointe sur la
sophistication et la professionnalisation croissante des méthodes
utilisées par les hackers. On trouve ainsi sur le marché du
cybercrime des kits regroupant différents outils, on constate que
les logiciels installés à l’insu des utilisateurs font l’objet de
mises à jour logicielles voire de service packs, les réseaux de PC
« zombies » pilotés à distance par ce que l’on appelle des botnets
constituant la partie obscure du cloud, ce que les américains
appellent le « Black Cloud ».
Menaces touchant les entreprises et le grand public
Le deuxième enseignement met en avant les menaces spécifiques
auxquelles sont exposées les entreprises et les particuliers.
Les premières sont particulièrement exposées aux vers.
Les ordinateurs rattachés à un domaine sont ainsi plus
susceptibles de rencontrer des vers que les autres, en raison de
la façon dont ces attaques se propagent. Les vers se diffusent
plus efficacement via les serveurs de fichiers et les volumes de
stockage amovibles du type clé USB, deux éléments largement
répandus dans les environnements d'entreprise, et moins communs à
domicile.
En ce qui concerne le grand public, les particuliers sont
exposés aux logiciels malveillants, aux fausses loteries, aux
botnets (réseaux de machines pilotés à distance) et enfin aux faux
logiciels de sécurité, un effet de bord du message encourageant à
mieux protéger les PC.

Exemples de faux programmes de
sécurité
Répartition géographique des systèmes infectés

Sur le plan de l’analyse géographique de la répartition des
machines infectées, la France se situe dans une moyenne mondiale
avec 5.6 systèmes infecté sur 1000 en moyenne.
Plus spécifiquement, près de 500 000 machines sont infectées
sur le territoire national par des chevaux de Troie, environ
372 000 par des vers, presque autant par des chevaux de Troie avec
téléchargeur ou des logiciels non désirés, 150 000 par des voleurs
de mot de passe et enfin presque autant par des adware,
c'est-à-dire des outils affichant des publicités intempestives
dont on ne sait comment se débarrasser.
Sans surprise, l’origine principale de ces menaces pour le
particulier vient de la navigation, les machines grand public
étant moins protégées que celles des entreprises contre les
attaques virales.
Le rapport note également qu’une partie importante des machines
infectées le sont du fait de l’installation de programmes piratés.
Ces logiciels sont souvent dotées de logiciels malveillants que
l’utilisateur va installer sur son système en même temps que le
logiciel piraté.
Une bonne nouvelle consiste malgré tout à constater que le
nombre de systèmes infectés à tendance à baisser depuis le dernier
rapport réalisé six mois plus tôt. Cette baisse peut être imputée
à la disponibilité qui remonte à quelques mois de Microsoft
Security Essentials, un ensemble gratuit d’outils de sécurité
comprenant notamment un anti-virus quotidiennement mis à jour.
Déplacement des attaques en direction des applications
Un fait supplémentaire pointé par le rapport illustre le
déplacement des attaques des systèmes vers les applications. Près
de 90 % des vulnérabilités recensées concernent désormais les
applications et parmi elles, 45 % des attaques de
navigateurs concernaient le logiciel Reader d’ Adobe.
L’analyse des systèmes infectés pointe sans surprise sur le
fait que le risque d’infection est lié à la version de système
déployé. Plus le logiciel installé est récent et meilleure sera la
protection comme l’illustre le tableau ci-après.

Le rapport rappelle que le respect des règles de sécurité
fondamentales permet de réduire significativement les risques
d'infection. Parmi ces règles figure la nécessité d’installer
régulièrement les correctifs de sécurité, de disposer d’un pare
feu activé sur sa machine mais également d’installer les mises à
jour des applications installées. Il ne suffit pas de mettre à
jour Windows, il faut également installer les correctifs diffusés
par Adobe, Apple, sans oublier Office.
A ce sujet, le rapport rappelle que la plupart des attaques
exploitent des vulnérabilités dont les correctifs sont disponibles
parfois depuis longtemps. Ainsi 75 % des attaques recensés visant
Office concernent une vulnérabilité adressée en 2006 !
Il est enfin plus que jamais nécessaire de respecter les
conseils de prudence usuels : utiliser des mots de passe forts, ne
pas ouvrir n’importe quel attachement, ne pas cliquer sur tous les
liens qui se présentent. Toute protection efficace passe encore et
toujours par l’éducation des utilisateurs.
Le rapport complet de Microsoft est accessible à l’adresse
suivante :
http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?displaylang=fr&FamilyID=2c4938a0-4d64-4c65-b951-754f4d1af0b5
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